Mercredi matin à bord Campagne de France FRA147

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Bonjour
Ca n'a pas loupé. On pressentait bien que la nuit allait être compliquée sur Campagne de France, elle le fut. Du vent très variable, quelques grains, pas trop, mais juste assez pour nous embêter et résultat un sillage d'ivrogne à une vitesse d'escargot.


Aux positions du petit matin on s'attendait à avoir pris une correction, mais apparement nous ne sommes pas  les seuls à avoir pris une cuite et nos petits camarades ont ramassé aussi.
Pour la légende de "l'autoroute des Alizés", il faudrait revoir la copie, en tous cas sur ce tronçon là. On peut carrément mettre le panneau "en travaux" et pas la peine de mettre le panneau vitesse réduite, vu qu'on risque pas d'exploser les compteurs.


A part le vent erratique et les aléas de la course, c'était tout de même une très belle nuit, avec plein d'étoiles, comme souvent les nuits  sans Lune et pour peu que le ciel soit dégagé... au moins par endroit.


C'est un peu dommage de ne pas pouvoir être trop contemplatif et de se prendre le chou parce  qu'on n'avance pas et qu'on est en course.
Par moment j'envie le gars sur son confortable bateau de croisière, qui n'en n'a rien à fiche d'arriver à pas de jour et qui ne fait pas un caca nerveux chaque fois qu'un voilier passe à côté de lui en allant deux fois plus vite. Se laisser aller au gré des flots, en regardant tout ce qui est beau, tout en sirotant les meilleurs crus des fonds du bateau, transformés en cave, comme il se doit. Sur un parcours comme celui des Canaries Aux Antilles, pour le gars qui n'est pas pressé, ce n'est même pas la peine de se creuser la tête pour la navigation, étant donné que, comme le disait très justement Eric Tabarly, "tu jettes une bottes de paille aux Canaries, elle finira toujours par aller de l'autre côté". Cette phrase lapidaire étant en général son commentaire pour tous les pseudo aventuriers qui faisaient grand cas d'une  traversée sur cette route, que ce soit à la Voile, à la rame, en pédalo, ou même à la nage.


Remarques, je  dis ça comme ça, mais je crois quand même qu'au bout d'un moment, une fois que j'aurais tout bien redardé et admiré, je me lasserais du seul contemplatif et j'essayerais par tous les moyens de faire avancer le plus vite possible la baille à moule sur laquelle je me retrouve embarqué, quitte à récupérer la nappe de la table du carré, histoire d'envoyer quelques mètres carrés de toile en plus. Finalement, on ne se refait pas. On ne redresse pas un bossu...


A part ça, beaucoup plus intéressant, une énorme baleine est venue nous rendre visite ce  matin, à seulement quelques mètres du bateau. Spectacle grandiose, dont on ne se lasse jamais. ... Mais c'est quand même une très grosse bête. Si on est fasciné par une telle rencontre, il est néanmoins difficile de ne pas avoir une petite appréhension en se disant "pourvu qu'elle n'éprouve pas le besoin de se gratter le dos sur notre quille, car notre esquif est bien frêle à côté de ces tonnes de chair et de muscles". Par contre, pas facile à prendre en photo. D'une part elle ne nous prévient même pas avant de faire surface, ne nous dis pas non plus où, et d'autre part allez lui expliquer que c'est mieux de se montrer sous le vent; histoire de pas être à contre jour... Je comprends que les photographes animaliers ils y passent leur vie. C'est quand même plus compliqué que les photos de mariage, où en général on sait toujours où elle est la baleine.
Bon pour l'instant c'est encore pas trop mal, mais il y a un passage de front à venir et du près. Beurk, ça va encore taper.
A bientôt

Day 4 Update from Nemesis GBR17R

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Nights are long, life on board becoming routine, never thought the milk run would be to windward, constant tuning to get the last 10th of a knot but we are hanging in there! Quite glad the only foil on board is for the Christmas turkey, as it looks like we could be cooking it on board. We know this is a race but wondering why we are all in such a rush... stunning out here at the moment! Will check in again soon

Nights are long, life on board becoming routine, never thought the milk run would be to windward, constant tuning to get the last 10th of a knot but we are hanging in there! Quite glad the only foil on board is for the Christmas turkey, as it looks like we could be cooking it on board. We know this is a race but wondering why we are all in such a rush... stunning out here at the moment! Will check in again soon

Day 4 update from Challenger GBR301

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OK, so we got the Code zero halyard fixed- that was the reason we were so slow the other night- I can't tell you how irritating it was  to be in light airs for most of the night and be denied the one sail that could have really helped. Of course sod's law is always going to determine that if you are going to replace all of your halyards just before the race-all except one- guess which one is going to snap just when you need it. Anyway, that's sailing and we take the rough with the smooth, having remedied the issue we had a fantastic day working Challenger in the way she was designed- as a pedigree race boat- but that doesn't always mean huge speeds and big waves- today our crew learnt a huge amount about how to get the most out of very little wind- lessons made necessary as I don't think we saw over 10 knots for the whole day.


Below decks everyone is getting used to life afloat- the food today was amazing thanks to two main elements coming together; number one the expert pre-race organization of the food by Diane Reid, a very experienced Canadian offshore sailor who joins us for this race and number two the dedicated efforts of our quartermasters for the day, Lionel and Michael.  Cooking for 14 is no mean feat at the best of times but with no room to move, only one burner to cook on, no preparation area and the comings and goings of 12 other people to negotiate in a tight space could you whip up egg hash for breakfast, bean salad for lunch and thai lentil stew for dinner? Thought so.


Ok, so whats' next? Maverick has made a fantastic job of getting West in as short a time as possible-out of sight for us now (damn bunny) we though have got far enough across to be in the same weather system as them with Path, Aragon, Campagne De France, Stay Calm and Nemesis so the game is still afoot- the question now is who will flinch first and turns South- will the GRiBs play out as we think or will breeze push in across the board meaning those far out West will have overstood and those on the great circle route will reenter the race? Its the game we all love to play out here- Ocean Chess and the outcome is anyone's guess.  On board Challenger we will continue focusing on developing the skills necessary to make the most of each opportunity get.

Camagne de France blog - Une journée bien compliquée

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Bonsoir

Journée pas facile sur Campagne de France. A quelques milles près, la porte s'est fermée sous notre nez et depuis le milieu de la nuit nous sommes restés en partie coincés sous une masse de grains complexe et avec un vent variable, souvent d'ouest, ou encore plus souvent de nulle part. En général pétole, avec juste quelques grains bien ventés, histoire d'empêcher qu'on s'endorme.
Bref, à la fin de la journée la douloureuse est un peu salée par rapport à des bateaux qui étaient assez proches de nous. Le truc rigolo, c'est que nous n'étions pas loin du très gros Baltic "Path", que nous voyions de temps à autre sur notre AIS. Eux aussi ils ont bien du galérer et en plus, sur ce genre de maxi Yacht, il faut faire attention à bien anticiper et à ne pas se faire surprendre avec toute la toile dessus quand un mauvais grain pointe son nez. N'empêche, à peine quelques milles de décalage, et ils étaient du bon côté d'un gros système nuageux et ils ont pu nous fausser compagnie. Sans compter qu'avec leur mât 3 fois plus haut que le notre, ils ramassent les miettes de vent en altitude plus aisément que nous et pour peu qu'il y ai un peu de brise plus ou moins stable, ça allonge vite ces gros bazars. 112 pieds de long, soit 34 mètres et quelques, ça cause quand même!


Pour l'instant, on ne peut pas dire que ce soit franchement revenu, juste quelques bouffées erratiques, mais en tous cas le vent soufle plus ou moins dans une direction pas trop illogique par rapport aux cartes météo. On a l'impression d'y comprendre quelque chose. Ca change. Une petite brise très irrégulière de Nord Ouest permet à Campagne de France de tailler sa route, par petits sauts de puces au grès des risées, vers l'Ouest/ Sud ouest.


Une chose est en tous cas certaine, nous ne risquons pas de battre un record de traversée rapide sur cette course. Le moins que l'on puisse dire ce que ce n'est pas parti pour. Heureusement nous ne risquons pas de manquer de manger, vu que nous avons une partie de l'avitaillement pour les courses aux Antilles et pour le retour. Quand à l'eau douce, le désalinisateur fonctionne bien, et tant que l'hydrogénérateur fonctionne pour produire du jus, nous sommes autonomes pour un paquet de jours.


Bon, maintenant on va voir comment sera la nuit. Je pense qu'il y a encore de l'instabilité à attendre et il faudra bien faire avec.
Bonsoir


Campagne de France - 27°23N/23°30W - soleil couchant dans l'étrave - c'est bon signe, vu qu'il parait qu'il se couche à l'Ouest.

Tuesday blog from Leopard GBR1R

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2016 rtr leopard drone

 

As EC and GFS were fighting for the right course like two scottish children for the last chocolate bar, the lovely food of the even more lovely chef stuffed some sense into the 19 men on board and they decided to follow THE NAVIGATORS experienced advice regarding navigation. Leopard headed on a lonely path to the north as all the other sailed to the south of las Palmas. Speaking in the tongue familiar to the owner Mike Slade this investment into a longer route seems to be paying dividends as Leopard is facing a decent forecast enabling an almost straight downwind course to Grenada from 24h on. Our media man Kolja proved himself capable of dealing with high pressure and to be more than worthy with his high risk strategy of a sunrise drone flight.

2016 rtr leopard crew onboard