Campagne de France - FRA147 - Sunday into Monday

on . Posted in 2016 Blogs

Dimanche sur Campagne de France

Côté navigation, ce fut un Dimanche pas très productif, dans la mesure où nous sommes restés toute la journée sous une espèce de zone complètement couverte avec très peu de vent, contrairement à nos camarades sur la même lattitude à l'Est ou à l'Ouest, qui, eux, ont gaillardement taillé leur route.

Cette espèce de semblant de Pot au Noir que nous sommes en train de passer  et qui barre la route des Alizés (et la notre aussi par la même occasion) est une grande étendue nuageuse, sans beaucoup de vent sous les nuages, et le tout évolue sans arrêt et se déplace à toute vitesse. A tel point que les fichiers météo s'y perdent et que d'un fichier à son suivant, pourtant seulement 6 heures plus tard, la situation a complètement changée. Les zones sans vent sont toujours là, plus ou moins au même endroit... à l'échelle planétaire. C'est à dire que le trou de vent s'est déplacé de quelques centaines de kilomètres en quelques heures, donc, avec notre vitesse de piéton, il est impossible d'anticiper vraiment où sera le passage quand on arrivera à tel endroit. On fait donc avec, avec des périodes de chance et de moins de chance, même si on essaye de faire au mieux et que l'on passe des heures à étudier la météo et la route.

A part ça, comme un vrai dimanche de l'ancien temps, quand on ne pouvait se laver entièrement qu'une fois par semaine, nous avons profité de l'eau douce produite à volonté par notre désalinisateur, lui-même alimenté en énergie à volonté par l'hydrogénérateur, pour nous doucher, champouinner et même faire la lessive en prime... Le tout avec une pensée compatissente pour ceux qui n'ont pas de désalinisateur et qui, vu que la course s'éternise et bat des records de lenteur, doivent être en train de rationner l'eau sévère, la réservant au plus stricte usage alimentaire. D'où l'intérêt de produire son eau, et sans recourir à la moindre énergie fossile, le moteur n'ayant pas tourner depuis le départ car toute l'énergie vient de cette toute petite hélice que nous plongeons quelques heures par jour et qui ne nous freine pas, étant donné qu'elle s'oriente librement au gré des mouvements du bateau.

Bonne soirée

Sunday was spent under a layer of cloud and not much wind. The 4 hourly school reports were all marked "can do better". We have now found our way out into what feel like proper trade winds. About time too as we are already at 16° N. Weird crossed swell and difficult to see the waves since the moon set hours ago.
Anyway, we occupied our light airs Sunday with (apart from trying to sail faster) making loads of water with the watermaker for fresh water showers and laundry. While thinking of those boats not equipped with a watermaker, and given how long this race is taking, hoping that they aren't having to ration their drinking water.
Campagne de France - almost half way there

Bonjour

Lundi "matin" pour nous commence à être le milieu de la matinée pour vous en Europe car progressivement, à force de faire de l'Ouest tant bien que mal, on s'aperçoit tout de même que nous sommes en train de changer de fuseau horaire.
A bord de Campagne de France nous n'avons pas de problème de changement d'heure, étant donné que nous restons en temps universel (heure TU) tout au long de la traversée. C'est plus pratique pour différentes raisons.
1) Cela permet de ne pas se prendre la tête pour savoir quelle heure il est chez vous ou chez nous. On sait que c'est pareil en Angleterre et 1 heure plus tard en Europe occidentale.
2) Les positions, le GPS, les fichiers météo, les diverses infos, etc. sont toutes en temps universel, donc l'heure du bord est calée en permanence sur l'heure GMT. GMT ou TU c'est la même chose. GMT c'est "Greenwich Meridian Time" et TU c'est Temps Universel (évidemment UT en anglais). Au passage, le fait que le "Temps Universel" soit celui de l'Angleterre nous prouve que les Anglais n'ont pas attendu d'être Brexités pour n'en faire qu'à leur tête et ensuite expliquer au Monde entier que c'est comme ça et pas autrement. Après tout le temps "universel" aurait tout aussi bien peu être celui d'Oulan Bator, mais ça c'est pas fait comme ça
3) Et surtout, moi j'ai horreur des choses qui changent. Même l'heure.

Donc, comme on ne cale pas la montre du bord sur le fuseau horaire sur  lequel nous nous trouvons, nous constatons simplement en ce moment que chaque jour le Soleil se couche un peu plus tard et se lève un peu plus tard aussi. Par contre, hélas, ça ne change pas la longueur des nuits, sauf à aller très vite vers l'Ouset et les nuits seraient très longues, ou l'inverse en allant vers l'Est.

Le seul problème avec notre système horaire, c'est qu'en général on ne sait jamais trop quelle heure il est dans l'endroit où on arrive. C'est pour ça que souvent, après avoir franchi la ligne d'arrivée, nous demandons à la première personne à qui on peut parler quelle heure il est. Ladite personne qui doit bien alors se demander qu'est-ce que ça peu bien nous fiche, alors qu'on vient de passer des jours et des jours à traverser un Océan quand on aurait pu le faire en quelques heures dans un zinc, on doit quand même pas être à quelques minutes près.

Aussi, on vous rassure, on ne mange pas à heures fixes. Donc pas de problème de ce côté là. Sur les bateaux de commerce, où la vie étaient réglée aux heures des apéros à l'époque où la majorité des équipages était encore bretonne, il fallait bien mettre l'heure du bateau sur le fuseau horaire sur lequel il se trouvait, étant donné que le Pastaga à 3 heures locales du matin, c'est moyen pour la veille de nuit.

Donc, quand nous arriverons à Grenada, car nous finirons bien par y arriver, surtout depuis qu'un semblant d'Alizés commence à faire mine de se pointer, ne vous étonnez pas si on vous demande l'heure.

Campagne de France 15°53N/36°20W - 10h30 (GMT, au cas où vous l'auriez pas compris).

Challenger - GBR301 A new command style

on . Posted in 2016 Blogs

Keen observers will have noted that everyone and his dog in this race has now ground to a halt as the high we were all looking to skirt round took a quick step to the left (No, my left not your left) and consumed the fleet. We have spent many hours today at a mighty 1 knot, whistled and hooted as breakneck speeds of 2 and 3 knots came and went and hit a new philosophical high as we stepped past that all too human reaction to adversity- to believe its the end of the world and nothing will ever go right ever again.

So many times in a career of 20 years in sail training and being a professional skipper I have had to smile when this characteristic is revealed by this strange life at sea- take for example our present situation- within only a few hours of runing into the high some of the crew started (gently) fretting about flights out of Grenada and whether they would even make it home for Christmas - simply because the chart plotter started spitting out numbers like 1000hrs(40 days?)to Grenada. Its easy to forget as a more experienced sailor and perhaps a more experienced human being that we all have to learn at some point the lesson of not being unduly reactive to changing circumstances-that to avoid unnecessary stress in life we need to take a long term view of Triumph and Disaster 'and treat those two impostors just the same'. Sure there is no wind right now- but relax it will come- it always does and then things will work themselves out as they always do. Its all very Zen and I think we can take from this discussion that yes, sailing is like life - it's easy to be philosophical when you are sharing your misery with others.

I am thinking I will make this part of my command style from now on.... just now I remonstrated with a helm over his poor course holding abilities by simply doing a wiggly fish motion with my hand- ha! what more did i need to say? They will say of me that I was firm but fair and no one will ever complain about my tone of voice again. Genius.

All good on Challenger.

CSM

Campagne de France - FRA147 - double blog

on . Posted in 2016 Blogs

Over a week of racing and not yet half way. Sometimes respectable breeze, sometimes next to nothing, sometimes some clouds that look like nascent trade wind clouds. Just to tempt us. Every time the wind speed changes, so does the interior decor of the boat. Stacking is permitted in the Class40 rules (with the exception of a few items), and moving all the sails, spares, tools, water, food etc plays an integral part in boat performance. On Campagne de France, stacking is done scientifically and neatly under the command of the stacking master. There has been ample opportunity for practice so far.
We have a watermaker on board - a great asset both in the amount of water to shift around the boat (ie considerably less than boats which are carrying enough water for the entire race) and for the extra fresh water it produces for non-salt water washing - luxury!
Campagne de France - seeking the fabled trade winds

PS We wanted to send you some photos but the attachments are causing the software to crash...

Des bords et des bords

Décidément il est écrit que nous ne ferons jamais la route directe vers Grenada.

En effet Campagne de France semble condamné à tirer des bords tout au long de cette Transat.
S'il est facile à comprendre que nous sommes obligés de tirer des bords quand nous sommes face au vent, il est plus difficile pour le Terrien d'imaginer que vent arrière aussi nous ne pouvons pas aller tout droit.

En effet, un voilier ne peut pas marcher, en tous cas pas correctement, avec le vent pile dans l'axe derrière. Pour plusieurs raisons. D'abord il y a cette histoire de vent apparent que j'ai exliqué hier, et aussi il faut donner une bonne incidence sur les voiles. Encore une fois, ce ne sont pas des mongolfières horizontales, et même un spi, qui de loin ressemble pourtant à une grosse voile ballon, a besoin aussi de fonctionner en écoulement laminaire pour tirer convenablement. En plus il y a la mer et il faut appuyer un peu le bateau sur un bord, sous peine de rouler comme une barrique. Tout ça pour dire, que même au vent arrière, on tire des bords.
Quand on change de bord au près on appelle ça un virement de bord. Au vent arrière on dit un empannage. C'est d'ailleurs bizarre que le terme "virer de bord" est courrament employé en langage terrien imagé, alors que le verbe "empanner" est si peu usité. Par exemple, on dit souvent qu'un Politique a "viré de bord" quand il a changé de camp. Il me semble pourtant que l'emploi du verbe "empanner" serait plus judicieux, tant en général les politiques ont la finesse pour sentir d'où vient le vent et qu'ils ne sont pas stupides au point d'être en permanence face au vent. Ils sont plutôt du genre à naviguer au portant, plutôt que d'aller à contre courant. Tout au moins ceux qui veulent se faire élire.

Bref, empannage ou virement cela fait partie des manoeuvres usuelles sur un voilier. Le virement de bord ne pose jamais de problème, si ce n'est qu'il faut réapprendre le bateau à l'intérieur. Imaginer que vous viviez dans une pièce inclinée à 25°, si brutalement elle devait basculer de 50° pour se retrouver penchée de 25° de l'autre côté, vous comprenez aisément que si vous n'avez pas prévu le coup il y aura de la vaisselle cassée et que si vous étiez bien calé dans votre lit à la bonne inclinaison vous vous réveillerez, plutôt brutalement, sur la carpette. Par conre l'empannage, surtout dès qu'il y a un peu de vent, peut être beaucoup plus scabreux. Faire passer les voiles, qui sont entièrement débordeés, d'un côté à l'autre n'est pas une mince affaire. Si cela ne se passe pas bien, ça peut finir par un vrac monumental, avec le bateau couché sur l'eau et le spi transformé en tenue d'Indien avec des lanières partout. Comme nous n'avons qu'un seul grand spi, il y a intérêt à faire gaffe, sinon le reste de la course risque d'être un tantinet longuet, étant donné que nous avons des chances de la finir entièrement au portant et que sans le grand spi, ça marche beaucoup moins bien.

Pour ces manoeuvres d'empannages et de virements de bord, s'il n'y avait que le travail sur le pont ce serait plutôt sympa. Mais hélas il y a la corvée du "matossage", c'est à dire qu'il faut transbahuter à l'intérieur du bateau tout le matériel que nous sommes autorisés à déplacer (Dieu merci, on n'a pas le droit de bouger les batteries, entre autres). Sur un voilier de course comme Campagne de France, l'assiette doit être parfaitement optimisée en permanence et donc les poids placés au bon endroit à l'intérieur du bateau. Et ça en fait des trucs à "matosser", même si on essaye de voyager léger, il reste quand même un paquet de bazar à se coltiner. Les voiles, la bouffe, la flotte, le matos de rechange, la caisse à clous, les sacs de fringues... tout y passe, jusqu'aux petites cuillères (heureusement il n'y en a que 2). Ce matossage, c'est vraiment la corvée et c'est à ce moment là que l'on se dit que ce serait pas si mal d'avoir du personnel. Mais comme ça ferait encore plus de matos à déplacer et qu'entre deux virements ou empannages on saurait pas forcément trop comment les occuper, ça le fait très bien comme ça.

A bientôt - Campagne de France - 18°52N/33°54W - babord ou tribord amure, je ne sais plus.

Maverick - GBR4945R We're almost there

on . Posted in 2016 Blogs

“WE'RE ALMOST THERE!”...is what we would have been saying on the 8th day, had this been an Atlantic crossing anywhere close to what we had hoped for. Instead, as I write this, we are 1,320 miles from Lanzarote and 1,567 miles from Grenada. Not quite halfway there in distance, but hopefully halfway there in elapsed time. Having said that, we are all starting to question this mythical phenomenon called “the trade winds.”

Although it is thankfully quite overcast at the moment, temperatures inside the carbon oven are starting to rise and during daytime off watches it is more comfortable to try and snooze on deck with some music in than really trying to sleep below deck.

My mission this off watch is to do an inventory of our Expedition foods freeze dried meals as we are getting a little concerned about how much is left now that the race is taking so long. We are definitely not going to starve, but better to start rationing now if we need to.

A massive well done to Olly and Eric for troubleshooting and finding a fix for the hydraulics as without this our result would suffer tremendously. Never has the deafening sound of the hydraulics powerpack sounded so sweet.

I had a great birthday on board yesterday thanks to many repeated birthday wishes from all the crew as I went on and off watch throughout the day, a stack of birthday cards, and a new Leatherman multi-tool from my wonderful girlfriend. Thanks to all!

Off to count some freeze dried!

Hakuna Matata

Kees

Maverick - GBR4945R Fail again better

on . Posted in 2016 Blogs

Good Morning Team Maverick fans,

A little update for you...

I did some maintenance on the alternator this morning. The belt had been slipping and we were not getting the full 80Amp charge so were having to charge for longer. This uses valuable fuel and makes down below much hotter. An easy fix to get moral in the right direction because last night we lost hydraulic power.

The problem is not with the aforementioned hydraulic levels they are fine. It is a problem with the power pack. It seems the system thinks that the power pack (electric motor that drives the hydraulics) is overheating (even though it is not). There is a switch to bypass this safety feature but this does not seem to be solving our problem..

We have tried lots of things and are working on work around but the truth is if I do not fix this then we will ot have hydraulic functionality for the rest of the race, this would drastically affect our performance on the water.

I am going to go back to volt meters and wrenches but will keep you updated.

Otherwise all is well on board and we had a good night in that we managed to keep moving in very light and fickle winds. Today the words of Samuel Beckett seem pertinent

"Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail again better."

Campagne de France - FRA147 - day eight

on . Posted in 2016 Blogs

Bonjour
Non seulement la nuit a été vraiment très noire, mas je dirais même plus qu'elle n'a pas été très brillante non plus pour Campagne de France.
Peu après la tombée de la nuit, le vent a commencé à adonné, c'est à dire à venir un peu plus de notre arrière. Nous avons alors troquer le gennaker pour le spi. Cela faisait un petit moment que l'on ne l'avait pas vu celui-là. Il commençait à s'ennuyer dans son sac au fond du bateau et il était temps de lui faire prendre l'air.
Par contre, que ça adonne, c'est plutôt bien, mais que ça mollisse carrément en même temps, ça c'est beaucoup moins bien. En effet, dans le petit temps, c'est toujours mieux d'être à des allures près du vent, car en avançant, avec la vitesse du bateau, on crée son propre vent qui s'ajoute au vent réel qui souffle sur l'eau. Cela nous fait donc un vent apparent, celui avec lequel on navigue, qui est plus important. C'est d'ailleurs l'explication par laquelle des bateaux arrivent à naviguer plus vite que le vent. Mais évidemment, quand on est aux allures portantes, avec le vent qui vient de l'arrière du bateau, le vent vitesse du bateau annule en partie le vent réel et cela nous fait donc un vent apparent qui est plus faible que le vent réel. Alors quand il n'y a déjà pas beaucoup de vent réel, et bien il y a encore moins de vent apparent, et comme c'est avec celui là que l'on avance, ça marche beaucoup moins bien. Cette petite leçon de résultante de vent réel et de vent vitess
e qui donne le vent apparent (celui que l'on ressent sur le bateau et qui glisse sur les voiles et qui nous fait avancer) est peut-être un peu rébarbative, mais c'est la base pour comprendre comment marche un voilier. Si vous ne naviguez pas du tout et que vous avez l'immense sagesse de ne jamais avoir l'intention de poser le pied sur un bateau, cette petite explication vous permettra au moins de comprendre que si il y a un vent de 100 km/heure chez vous et que si il vous prend l'envie d'aller faire une petite ballade avec votre décapotable, roulez à 100km/heure vent arrière et vous ne risquerez pas d'être décoiffé et Madame pourra garder son chapeau. Par contre, attention, si vous roulez face au vent, mettez bien vos lunettes pour ne pas avoir les paupières retournées par la vitesse.
Pour en revenir à notre nuit sur Campagne de France, nous ne risquions ni d'être décoiffés, ni encore moins d'avoir les paupières retournées par la vitesse. En effet c'était plutôt genre calmasse, limite merdasse car avec les vagues et la houle résultantes d'une certaine époque où il avait du y avoir du vent dans ce coin là, le bateau remuait suffisamment pour empêcher les voiles de bien s'établir et de se gonfler correctement.
Il faut comprendre que les voiles ne sont pas des sacs faits pour se remplir de vent, mais des profils, un peu comme des ailes d'avion, sur lesquels le vent glisse et c'est ce qui crée une portance. D'ailleurs, sur les bateaux de course qui ne sont pas destinés à aller au large, comme ceux de l'America's Cup, les voiles sont remplacées en partie par une aile rigide épaisse au profil parfait, dont l'efficacité est bien supérieure à de simples toiles, aussi bien dessinées soient-elles. On ne peut pas avoir pas d'aile rigide complète pour la course au large, car il arrive tout de même de temps en temps (assez souvent même) qu'il fasse réduire la toile parce qu'il y a trop de vent, et pour l'instant, à part la scie égoïne ou la tronçonneuse, on n'a pas encore vraiment trouver le moyen de diminuer la surface des ailes rigides (surtout s'il faut remettre la totalité de la surface quand ça mollit à nouveau...).
Donc, avec nos voiles toutes dandinantes, Campagne de France progressait péniblement de risées en risées, chaque bouffée d'air nous donnant une pitchenette pour regonfler nos voiles comme il faut et nous permettre de nous déhaler sur quelques longueurs.
Actuellement nous naviguons plus sud que la route directe,  car si Alizés il y a, il semblerait que ce soit plus établi dans le Sud. Donc nous allons un peu faire le tour de la paroisse pour éviter une vaste étendue de vents instables qui nous barre la route directe vers Grenada.   
Décidément, nous n'établirons pas un temps record sur cette traversée, mais comme nous sommes en course ce n'est pas grave, la seule chose qui importe est d'essayer d'arriver avant les adversaires. C'est un peu comme un match de foot, il ne s'agit pas de mettre le plus de buts possibles, il "suffit juste" d'en mettre un de plus que les autres. N'en déplaise aux spectateurs qui aiment forcément mieux quand ça va vite ou quand il y a un maximum de buts. Comme quoi, la compétition, c'est pas forcément ce qu'il y a de plus intéressant à regarder, il vaut mieux la vivre.
A bientôt
Campagne de France  - 20°19N/31°39W - route au Sud Ouest ... enfin on essaye...

Maverick - GBR4945R A double blog

on . Posted in 2016 Blogs

Good Morning Team Maverick Fans,

Some fun facts about Maverick:

Length 14.1m waterline
Max beam 3.9m
Weight approx 5300kg
Max speed achieved sailing 27kts (25kts at 110true)
Engine 40hp
Max motoring speed 8kts
Fuel capacity 70L
Range under engine 140nm
Water Capacity 60L (two tanks)
Watermaker 6L an Hour at 6 amps draw
Battery bank 150AH
Cooking facilities 1x "jet boil"
Toilet facilities ............ like "wild camping"


As I look at the above and at the race track with the yachts we are trying to hunt down / hold off I am thinking that we are sharing the same part of the ocean but having very different experiences. The cost of having a 46ft yacht that will keep up with yachts twice her size is the loss of any sort of luxury. The meal plan on Stay Calm and Maverick will be very different.

Today we moved from the JT/ GS combo in the morning to a J1. Unfortunately the wind backed (even though it was not forecast to). it has been slowly veering and easing as the day has gone on so we went back to a JT/GS and are now on our M0.

We expect tonight and tomorrow to be slow as the wind eases further as we push into a transitional zone (weak ridge before popping out in the trades on the other side. We are all very much looking forward to this and the increased progress this should entail.

As I have mentioned these light (but not too light) conditions favor the yachts with the longer waterline. We are working hard to keep in touch with Aragon and stay ahead of Stay Calm. We are hopeful that if the trades are strong enough on the other side we might get some foiling conditions that could see us start to make some ground on the fron runners.

I must say that this yacht is fantastic, we still have so much to learn about her and this time at sea is really helping. We bvery much are experimenting with different combinations to see whats fast. I can't complain too much as we are currently doing 1.5-2kts over true wind speed in a 46ft yacht.

In other news I have used the calm settled dry weather to give the yacht a good clean out. We got all the interior on deck (4 self inflating mattresses and 4 sleeping bags) we then got everything dry and anti-bacterial sprayed the interior. t is currently drying out. We will also leach flake the jibs for compact storage in the hope that we won't be seeing them again after tonight!

Life on board is good at the moment and we Celebrated Kees Postma's birthday today. We all had a tot of Westerhall Rum to celebrate.

The wildlife front has been rather disappointing but we are definatly in flying fish grounds now with a few strikes on the hull last  night.


"Attitude is the difference between an ordeal and an adventure"

Bob bitchen

Olly Out

Sean Blog; Day 7

Somewhere  in the middle of the Atlantic...

All's well on the good ship Maverick. We're celebrating another birthday today with Kees turning 42yrs old. Had our fellow crew Nikki been here, a third would have followed.. Hope you're on the mend Nikki and enjoy the luxuries of a birthday ashore.

I'm sure it's been mentioned in a past blog but our antics a few days ago were absolutely phenonemal! In 22-24kts of breeze, we were hurtling along at a steady 17-21kts maxing out at over 23kts. I've experienced these types of speeds before but never so easily sustained. For hours on end we were like a little carbon pinball, careering through a somewhat bumpy machine!

We are well and truely in our routine now; wake up, rehydrate a bag of granola and rasberries, pull on some wet gear, get on deck for a 3-hr watch. Come off watch, rehydrate some lunch (1000calorie bag of sweet and sour chicken today) and try and get a quick siesta bfore next watch. This continues relentlessly through sunsets, sunrises, sails go up, sails go down, trim on and ease. Every so often we catch a glimpse of the Nav computer and get reminded of the scale of the Atlantic...roll on!

Sean

Vendredi Midi - Campagne de France FRA147

on . Posted in 2016 Blogs

Bonjour
Vendredi, jour du poisson, ça tombe bien je viens de voir en fin de nuit un poisson volant qui a rasé le cockpit du bateau. C'est le premier, mais depuis nous n'en n'avons pas vu d'autres. S'il y en a, je pense que de toutes façons, attirés par la couleur de Campagne de France, ils viendront voir ce qu'il en est. J'espère qu'il y en aura au moins un qui atterrira sur le pont avant que notre dernier citron ne soit mangé ou pourri, ou les deux à la fois.
Cru, mariné dans le jus de citron pendant quelques temps, c'est du bon manger frais qui ne se refuse pas en pleine mer. En plus c'est de la pêche bio, car si un poisson décide de se suicider, il n'y a pas de perte.

A part ça, on se prend un peu la tête avec les courants. Aussi étrange que cela puisse paraître, on rencontre des courants non négligeables en plein milieu des océans. Ils sont d'une complexité incroyable et ce sont des fleuves entiers qui sinuent un peu dans tous les sens. Une carte de courant ressemble à un dessin de fou. Un peu comme de l'Art contemporain, c'est à dire que c'est pas compréhensible pour le commun des mortels.
Ces cartes nous permettent de comprendre, en toute petite partie, les courants que nous subissons. Nous les subissons, car nous faisons notre route en nous préocupant évidemment plus des phénomènes météo que de ces fameux courants. Donc on fait avec, mais parfois nous avons la même désagréable impression que celle que l'on éprouve lorsqu'on a pris un tapis roulant dans le mauvais sens. Il y a intérêt à presser le pas pour aller à la même vitesse que ceux qui préfèrent marcher sur du dur, sur un truc qui bouge pas et qui risque pas en plus de tomber en panne comme la plupart de ces satanés machins qui sont fait pour pas que les gens civilisés marchent trop.
Mais c'est toujours déroutant d'être sur un fleuve sans berge. C'est pas facile pour se repérer et pour être sûr dans quel sens il coule le fleuve. Alors on se fie à l'électronique. C'est pour dire où on en est rendu. C'est pour ça que par moment on est confronté à des logiques surprenantes, même si maintenant l'électronique a fait des sacrés progrès et que tout est bien calibré.
Bref, on n'a pas fini de silloner l'Atlantique avant d'avoir l'impression d'en avoir percé une partie de ses mystères.
Campagne de France - 22°14N/29°38W cap sud ouest - au mileiu des courants tantôt contre, tantôt avec, ou alors par le travers d'un sens ou de l'autre (et on va pas faire les 360° des possibilités...)

Challenger GBR301 Friday Morning

on . Posted in 2016 Blogs

Onboard Challenger the crew have finished enjoying their beat to windward (see my last blog) and are now enjoying some fantastic close fetching at a wild angle of heel to the South South West as we make an attempt to reel in Campagne De France the rocketship Class 40 about 85Nm ahead of us.
Our great hope now is that the upcoming transition into the next High will slow them somewhat and they will courteously take the opportunity to stop for a bottom scrub & some much needed R&R. Maybe not. On the subject- have you seen that boat? At Marina Lanzarote the pro crew of Challenger went and stood around that boat for about 15mins just to try to get a fix on what's new in sailing and how best to solve the rigging and deckhardware problems we all experience. To our eyes it has been impeccably designed, brilliantly executed and is kept perfectly maintained- displaying a standard of boat husbandry we are striving towards with Spartan Ocean Racing and the 4 boats we currently have- hopefully our rigger Daniel Degenais Gaw was taking copious notes. I was very interested also to learn that Halvard Mabire the co-skipper (and I think desinger and rigger) was actually the navigator on our boat (then called America's Challenge) in the 1997 Whitbread Round the World Race- so yes have we got good reasons to trying to catch up- jealousy and pride.
Meanwhile we are in some fantastic conditions - both headsails are set with a full main and Challenger is well powered up doing 10-11 in flat seas with a warm sun shining.  The crew are now into the swing of things with the watch schedule and even waking up after 3 hours sleep is now not so much of a chore. There is one problem though - all I seem to hear down here at the nav station is ever taller stories being swapped on deck and way too much laughter so obviously I'm doing something wrong. Skippering 103 clearly states sailors are only trying their best when they are miserable- so we are going to have to reintroduce Baroque Music hour to temper things down a little and find that last eighth of a knot.

CSM

Campagne de France FRA147 Friday Morning

on . Posted in 2016 Blogs

We must have read the wrong brochure. Trade wind route it isn't. Still upwind since the night before last, but on the way to better things, although the wind is refusing to match the forecast at the moment. Upwind = bouncing/ slamming off waves and into troughs. Getting water into the Jetboil and then pouring boiling water into a mug and keeping the contents in it while placing the lid on it are activities best undertaken in foul weather gear and boots despite the heat. Yesterday afternoon we crossed tacks with a sailing boat called Hot Stuff, having given them a fly by while heading in the wrong direction when we had to sail downwind for a few minutes to repair something. We spoke to them on the VHF and it transpired that they are competing in the ARC (finish St Lucia). They must also be wondering whether the trade winds aren't just a myth, and I think the ARC started a week before the RORC Transatlantic Race. Every 4 hours, we receive a position report (or punishment report depending on performance), where we see how Campagne de France, or more precisely her crew, has fared against the competition. There are still 2000 miles of race course to go, many more miles than that to sail as the direct route is closed, at least if we want to get to the finish this year, and a lot can happen in that time. Campagne de France somewhere in the Atlantic on a very dark night

Maverick GBR4945R Crew member Day 6 Blog

on . Posted in 2016 Blogs

Greetings friends, The first week at sea is nearly at a close, and the next week looms over the horizon as we continue our race at a combination of breakneck and not so breakneck speeds. For any of those who remember my last blog, my eye infection does seems to be passing, but has been swiftly replaced with a secondary infection, so as not to upset the status quo, it seems. However, with a kaleidoscope of 4 different drugs coursing through my system, I am beating that too, slowly. This predicament also gives me the dubious award of probably being the highest sailor in the race right now. Fun. We've had some pretty epic foiling conditions recently, and possibly the most fun I've ever had on this boat, foiling at 23knts in pitch dark, screaming through waves with so much spray that if there was any visibility we wouldn't be able to see a thing! It is indescribable, but the experience must be akin to driving a go kart down a waterslide in the middle of the night. A couple shoutouts this week too, namely to Ropeye and the chaps at Spabond for making some really strong stuff! Sleeping beneath the straining lee cloth containing Shaun's overhanging arse, I was worried I would get the full Irish if anything gave way, luckily it all held and I live to tell the tale. A sport for the claustrophobic, this is not. Anyway, that's all from me today. I have some fitful sleep and questionable freeze dried to get excited about. TTFN, Piers